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Thi Tuy Lien - Französche Sprachassistentin 2011/12

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D'où est-ce que tu viens exactement?

Je suis de Tourcoing et c'est dans le Nord de la France. J'habite à cinq minutes de la Belgique.

Qu'est-ce que tu as fait avant de venir à Autriche?

J'étais stagier assistante de langue dans une école privée en Slovaquie, pour troismois.

Et tu parles slovaque un peu?

Non, quand je suis arrivée en Slovaquie je n'ai pas parlé un seul mot. Je ne connaissais pas „bonjour“ - rien du tout. Et c'est une bonne expérience, c'était difficile, mais c'était marrant.

Est-ce que tu as appris l'allemand avant?

Oui, j'ai appris l'allemand pendant cinq ans quand j'étais au collège-lycée jusqu' au bac et avant de venir en Autriche, je n'ai plus parlé l'allemand depuis six ans donc j'ai tout oublié. Et pour moi, l'allemand autrichien est très difficile, l'accent, mais en France, quand on apprend une langue, on ne parle pas en classe. On fait de la grammaire, on écrit pourtant, mais on ne parle jamais. Je ne pratiquais pas l'allemand et je n'ai pas beaucoup parlé.

Est-ce que tu as compris quelque chose quand les gens parlaient en dialecte?

Non, rien du tout. Quand je suis arrivée en Autriche, on me dit „Grüß Gott“, ehh, „Grüß Gott“, c'est quoi? Parce que moi, j'ai appris „Guten Tag“, mais „Grüß Gott“, je ne connais pas du tout. Et je vis avec cinq autrichiens et je ne comprends pas du tout. On a deux qui sont un peu vieux, et un a soixante ans et il a parlé dialecte, c'était très difficile. Et même encore maintenant, donc je ne connais pas beaucoup 'autrichiens ici, je connais d'autres assistants. Au début on parlait l'anglais tout le temps, on parlait l'anglais jusqu'à Noël et ensuite, on a décidé «Stop, on parle l'allemand». Mais c'était très difficile parce que les autres parlaient l'allemand mais pas moi. Je comprends mieux, mais je parle pas.

Et en France, il y a aussi des dialectes?

Oui. Dans le Nord nous parlons le „Patois“, et donc même les Français ne le comprennent pas (elle a présenté quelques exemples en dialecte du Nord et du Sud)

Pourquoi est-ce que tu as décidé de venir en Autriche comme assistante de langue?

Normalement, j devais être en Norvège. J'ai décidé en juin, vraiment très tard, parce que je ne voulais pas aller en Norvège parce qu'il fait très froid. L'hiver, c'est ix mois, ça dure six mois. Quand j'étais en Slovaquie, j'ai visité Vienne, pour un weekend, et j'ai adoré Vienne, donc j'ai voulu visiter plus de l'Autriche et voilà.

Tes parents ont immigré en France, d'où est-ce qu'ils viennent au début?

Ils viennent de Vietnam. Mon père est arrivé en France en 1978 et ma mère en 1982.

Et tu es neé en France?

Oui, je suis neé en France.

Quelles étaient tes expériences comme une immigrante de la deuxième génération?

C’était assez difficile, parce que je ne ressemble pas à une Française. Donc, quand je suis en France les gens pensent que je suis une touriste. Quand je vais à Paris il y a des gens qui disent: «Konichi wa!» Et moi, je dis: «Bonjour?» Mais quand je vais au Vietnam ils disent: «Ah, c’est une française!» Parce que j'ai des habitudes françaises, quand je parle vietnamien, j’ai un accent. Je ne parle pas très très bien vietnamien, donc j’ai un accent. Mais ici, quand je rencontre des gens, ils me demandent : «Ah, tu viens d’où ?» Moi, je dis: «De France.» Et ils disent «Oh, de France?» Parce que je ne ressemble pas à une Française.

Est-ce que tu as des sœurs où des frères?

Oui, j’ai une grande sœur. Elle a 25 ans. Moi, j’ai 24 ans. J’ai un frère qui va avoir 23 ans. Et le petit dernier a 19 ans. Ça fait trois frères et sœurs.

Qu’est-ce que les français pensent d’Autriche et des Autrichiens?

Les français ne connaissent pas beaucoup de l’Autriche. Souvent ils me disent : «Ah, Autriche. C’est où ?» Parce que nous connaissons l’Autriche seulement en histoire, ce qu’on apprend de la Seconde Guerre Mondiale et l’empire Austro-hongrois, mais on connait Mozart et Sissi bien sûr. Pour beaucoup de français l’Autriche c’est l’Europe de l’Est. Nous connaissons bien l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie mais tout ce qui est en Est on ne connait pas. C’est dommage. L’Autriche est connue pour le ski, les montagnes. Mais finalement on connait très peu, par exemple, ma sœur m’a dit : «Oh, tu viens en Autriche. Tu sais parler Autrichien ?» Elle ne sait pas qu’on parle en Autriche l’allemand.

Et tu as déjà fait du ski?

Non. Je ne fais jamais du ski. On voulait essayer une fois et le temps était très mauvais. Mais l’année prochaine je vais au Vorarlberg, à Dornbirn et là je voudrais bien faire du ski.

Quelles sont pour toi les différences principales entre les cultures autrichienne et française?

La nourriture. Je trouve qu’en France on mange beaucoup plus de viande. Je trouve aussi que vous mangez plus tôt. Et les Autrichiens sont très amicaux mais aussi un peu réservés. Pour nous c’est très difficile de rencontrer des Autrichiens parce que vous êtes très polie.

Et on n’avait pas la mer en Autriche.

Une grande difficulté c’est l’école. C’est très différent. Je ne travaille jamais l’après-midi et en France l’école est toute la journée, c’est jusqu’à 6 heures du soir. Et le samedi nous avons cours le matin. Et je trouve qu’en Autriche les professeurs et les élèves sont très proches ici. En France nous avons peur des professeurs, on ne parle pas aux professeurs.

Est-il est vrai, que les Français n’aiment pas parler anglais?

En France nous sommes mauvais en langues parce qu’en école on ne parle pas. On apprend la grammaire, on écrit beaucoup, mais on ne parle jamais en cours. Et donc, on a peur de faire des fautes et que les gens se moquent. Je pense qu’on n’aime pas, c’est qu’on a peur de se faore ridicule par les autres.

Et comment est-ce que tu trouves Steyr?

Moi, je suis très contente parce que Steyr est une ville magnifique. Je préfère même Steyr que Linz parce que Steyr ç’a le charme. C’est vraiment une très belle ville, avec la place centrale, les rivières. Mais il y a moins de choses à faire, c’est plus petite. Mais pour moi, c’est parfait parce que je veux une ville ni grande, ni petite. Si je pouvais rester, je serais restée.

Qu’est-ce que tu regrettes en Autriche?

Le seul point négatif ici, ce sont mes colocataires. Parce que je vis avec 5 hommes et c’est très difficile. Ils sont tous Autrichiens, on ne parle pas ensemble, ils sont toujours dans leur chambre, ils mangent sur la chambre. Mais c’est le seul point négatif et moi, je suis très contente de mon année.

Qu’est-ce que tu fais pendant ton temps libre en Autriche et en France?

En Autriche je visite. J’ai déjà visité Graz, Innsbruck, beaucoup de fois Linz, Vienne, Salzburg, Gmunden et Bregenz. Et le weekend je voyage avec mes amis qui sont aussi assistants. À Steyr il y a 4 assistants de langue. Nous faisons souvent des diners ensemble. Par exemple je fais de la cuisine française. Chacun fait des spécialités de son pays. C’est sympa. Et en France je fais comme tout le monde. Je fais du shopping, je sors au cinéma, je mange au restaurant…

Quelle musique te plaît?

J’aime un peu de tout, j’aime bien le pop. Alors le pop-rock, par exemple: Oasis, j’aime beaucoup, j’aime bien One Republic aussi, des chansons qu’on entend en radio plutôt. J’aime Linkin Park aussi, enfin j’aime la musique de Lady Gaga.

Ici en Autriche, j’écoute Kronehit.

Et tu connais un musicien d’Autriche?

Récemment on m’a parlé de Christina Stürmer, on m’a parlé d’elle mais non, je ne connais pas. Mais j’aime beaucoup la musique “volk”, parce qu’avant de venir à Steyr, nous avions une semaine de formation et on a pu entendre de la musique et on a pu chanter la musique traditionelle et moi j’aime beaucoup, c’est rigolo et c’est marrant, moi j’aime bien.

Et j’aime beaucoup la danse, comment s’appelle ça déjà?

Michael: Schuhplattler?

C’est très difficile aussi, et c’est les hommes qui dansent cela?

Amadea: Mais aussi les femmes!

Et qu’est-ce que c’est, seulement pour les hommes?

Amadea: Jodeln, mais je ne sais pas comment on dit en français.

Alors, c’est comment, travailler avec les èleves? Ça te plaît?

Oui, ça dépend des classes, parce qu’il y a des classes ou personne ne parle.

Je pose une question et tout le monde est comme ça: (zeigt es vor). Et comme je ne connais pas tous les prénoms, je dis: toi, mais tout le monde est comme ça, donc... J’ai une classe aussi ou ils lancent des craies, ils crient et voilà. Mais sinon, en général c’est très très bien, je trouve que les élèves autrichiens sont à un très bon niveau, vous avez une bonne prononciation, bonne grammaire, ma grammaire est très mauvaise, je ne sais pas ce que c’est, le conditionnel passé.

J‘en choisis pas toujours les cours, l’occupant du temps, ce sont les professeurs qui disent: «Tu vas faire ça, ça, ça», ce sont les professeurs qui décident.

Et combien de temps est-ce que tu vas encore rester en Autriche?

Je rentre le 30 mai donc dans trois semaines, peut-être… non, donc, je reste deux semaines encore. Je reviens dans le Vorarlberg pour vivre, moi, comme assistante, mais pas à Steyr. Mais Molly serait encore là. Mais je reviendrai à Steyr pour visiter.

Et qu’est que tu veux faire après?

J’aimerais bien enseigner le français à des immigrés en France parce que beaucoup d’étrangers ne parlent pas français quand ils viennent en France. Les adultes sont motivés, ils sont obligés de connaître la langue. Et le français est de moins en moins populaire en Autriche, c’est maintenant l’espagnol qui est à la mode et de moins en moins de personnes choisissent français malheureusement.

Amadea, Isi & Michael: Alors, merci pour l’interview et bonne continuation!

Das Interview fand am Mittwoch, 16. Mai 2011 um 17 Uhr im Café di Fiume statt,  die drei Interviewerinnen waren Amadea Brenner, Isabella Erhardt und Michael Kampitsch, Schülerinnen der 6A-Klasse. (Prof. Oskar Geistberger)

 

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